À Guéckédou, une question domine désormais les conversations, les analyses et les attentes : qui succédera au défunt maire Anathin Siafa Kamamo ?
Depuis la disparition de l’édile, cette question, à la fois institutionnelle et profondément sensible, occupe une place centrale dans la vie de la commune.
L’heure est aux consultations, aux échanges et aux tractations. Entre les conseillers électeurs, les discussions se poursuivent, chacun mesurant la responsabilité qui lui incombe dans le choix du prochain maire. Dans les différents quartiers et au sein des masses, les pourparlers suivent également leur cours. Les avis se croisent, les attentes s’expriment et les regards restent tournés vers les conseillers appelés à trancher.

Dans cette atmosphère d’attente, la population guéckédoua retient son souffle. L’impatience est perceptible, tant le besoin de voir la commune retrouver rapidement une direction pleinement opérationnelle est grand.
Mais cette impatience ne doit pas être confondue avec une quelconque volonté de précipitation. Le choix du prochain maire engage l’avenir de la commune et mérite, à ce titre, réflexion, responsabilité et sérénité.
Au-delà des ambitions individuelles et des considérations politiques, c’est l’intérêt collectif qui doit demeurer la boussole.
La population attend donc une issue qui soit à la fois légale, consensuelle, apaisée et porteuse d’espoir.

Dans ce processus, les autorités locales politico-administratives, judiciaires, militaires et les autres acteurs institutionnels concernés demeurent particulièrement attentifs à l’évolution de la situation.
Cette vigilance est importante. Elle doit contribuer à garantir que chaque étape du processus se déroule dans le respect des lois et des procédures en vigueur. La succession du défunt Maire ne saurait être réduite à une simple compétition entre prétendants : elle relève également d’un processus institutionnel dont la légalité et la crédibilité doivent être préservées.
C’est précisément cette articulation entre volonté politique, responsabilité institutionnelle et respect de la loi qui permettra à Guéckédou de franchir cette étape dans les meilleures conditions.
Pour ma part, je tiens à saluer la sérénité et la quiétude qui règnent jusqu’à présent dans la cité. Dans un contexte où une succession politique peut facilement devenir une source de tensions, cette retenue collective mérite d’être soulignée. Elle traduit, à mon sens, un véritable signe de maturité politique.
Elle témoigne également d’un respect pour la mémoire du défunt Anathin Siafa Kamamo, dont le souvenir doit continuer à rassembler plutôt qu’à diviser. Son héritage politique et humain ne devrait pas être instrumentalisé pour alimenter les querelles, mais plutôt servir de rappel à tous, sur la nécessité de préserver l’unité et la cohésion de Guéckédou.
Cette sérénité traduit enfin un désir ardent de voir la commune avancer. Car derrière la question de la succession se trouve une préoccupation beaucoup plus grande : le développement de Guéckédou et l’amélioration des conditions de vie de ses populations.
Les fils et filles de Guéckédou doivent donc continuer à privilégier le dialogue, la tolérance et le respect mutuel. Les divergences d’opinion sont naturelles dans une société démocratique. Elles ne doivent cependant jamais prendre le dessus sur l’intérêt supérieur de la commune.

J’exhorte ainsi l’ensemble des acteurs à préserver cette atmosphère apaisée et, particulièrement, les conseillers électeurs à accélérer le processus, dans le strict respect des dispositions légales.
L’attente a suffisamment duré. Les populations ont besoin de visibilité, de stabilité et d’une nouvelle dynamique pour poursuivre la marche vers le développement.
Le prochain Maire aura devant lui une lourde responsabilité : rassembler, écouter, travailler et répondre aux aspirations d’une population qui rêve de voir Guéckédou progresser. Il devra être le Maire de tous, au-delà des appartenances, des sensibilités et des clivages.
Aujourd’hui, la ville observe avec attention. Les conseillers délibèrent. Les consultations se poursuivent. Les autorités veillent. La population espère.
Tous les regards convergent désormais vers le même objectif : voir émerger une décision claire, légitime et rassembleuse.
Il faut donc continuer à croire au dialogue, à la sagesse et à la responsabilité des uns et des autres. Car la meilleure succession sera celle qui permettra à Guéckédou de tourner cette page dans la dignité, sans fracture et avec une ambition renouvelée pour son avenir.
Et au bout de cette longue attente, chacun espère voir apparaître enfin le signe tant attendu : la « fumée blanche».
SAA Edouard TINGUIANO
Gueckedou , pour Africaturemedia.com
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