Après plusieurs semaines d’attente, la session de Rattrapage du Baccalauréat, session 2026, a officiellement démarré ce jeudi 20 août à N’Zérékoré. Cette nouvelle étape offre une dernière opportunité aux candidats autorisés à reprendre certaines épreuves afin de décrocher leur diplôme.
La cérémonie de lancement s’est tenue au lycée Alpha Yaya Diallo, en présence de plusieurs responsables éducatifs et autorités administratives de la région forestière. Au total, 1 465 candidats, dont 23 issus de l’enseignement franco-arabe, sont concernés par cette session dans la Région Administrative de N’Zérékoré.
Selon l’inspecteur régional de l’Éducation par intérim, les dispositions nécessaires ont été prises afin de garantir le bon déroulement des épreuves.
« Dans la région administrative de N’Zérékoré, les préparatifs de la session de rattrapage ont été bien menés. Je pense que cette première épreuve va se dérouler dans de bonnes conditions, puisque toutes les dispositions ont été prises pour permettre aux candidats de travailler dans la sérénité », a-t-il déclaré.
Il a également précisé la répartition des candidats dans les différentes préfectures : Guéckédou compte 427 candidats, Lola 270, Macenta 111 dont un candidat en franco-arabe, N’Zérékoré 387, Yomou 267 et Beyla 3 candidats. Ces trois derniers ont toutefois été orientés vers N’Zérékoré pour composer, portant ainsi l’effectif du centre de N’Zérékoré à 390 candidats.
À l’endroit des candidats, l’inspecteur régional de l’Éducation par intérim a insisté sur la nécessité de garder son calme et d’éviter toute tentative de fraude.
« Je demande aux candidats de travailler dans la sérénité et de ne pas avoir peur, parce que la peur constitue leur premier ennemi. Il faut également éviter la fraude, car elle ne mène nulle part », a-t-il conseillé.
Le gouverneur salue une « seconde chance »
Présent à la cérémonie, le gouverneur de la région administrative de N’Zérékoré, le colonel Moussa Condé, a salué l’instauration de cette session de rattrapage, qu’il considère comme une opportunité supplémentaire offerte aux jeunes candidats.
« Nous disons à Dieu que c’est votre chance d’avoir maintenant le BAC pour entrer à l’université. Nous remercions le chef de l’État et le gouvernement d’avoir accepté de donner une seconde chance à nos enfants », a-t-il déclaré.
Le Gouverneur a rappelé que, par le passé, les candidats n’ayant pas obtenu leur nom sur la liste des admis devaient attendre l’année suivante pour tenter à nouveau leur chance.
Parmi les candidats présents, Léontine Roger Doré n’a pas caché sa satisfaction de pouvoir bénéficier de cette seconde opportunité. Elle doit composer dans deux matières, notamment les mathématiques et l’anglais.
« Je suis très heureuse de participer à cette session de rattrapage. Ce n’est pas tout le monde qui a eu cette chance. Je remercie vraiment Dieu de m’avoir donné cette opportunité », a-t-elle confié.
La candidate assure s’être préparée sérieusement, avec l’appui de ses parents et de certains encadreurs. Elle dit notamment avoir suivi des cours de renforcement en anglais et en mathématiques pour mieux aborder les épreuves.
Elle encourage, par ailleurs, ses camarades à rester concentrés et à ne pas céder à la peur.
Le lancement de cette session de rattrapage s’est ainsi déroulé sous la supervision des autorités éducatives et administratives de la région forestière, avec pour objectif de garantir aux candidats des conditions d’examen sereines, transparentes et équitables.
Alphonse Philippe TRAORÉ N’zérékoré, pour Africaturemedia.com
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