Le Tribunal de première instance de N’zérékoré a rendu, ce jeudi 8 octobre 2026, son verdict dans une affaire de traite d’êtres humains qui avait suscité l’attention ces derniers jours dans la capitale de la Guinée forestière.
Au terme de l’audience tenue la veille, le tribunal s’est prononcé sur le sort des treize prévenus poursuivis dans ce dossier, dont trois femmes. Les personnes concernées avaient été interpellées alors qu’elles se trouvaient regroupées dans une concession située à Nakoyakpala, dans la commune urbaine de N’zérékoré.
À l’audience, le ministère public avait évoqué des faits présumés de recrutement, de transfert, d’accueil et d’hébergement de personnes dans le cadre d’une opération liée à la traite d’êtres humains.
Après examen des faits et délibération, le tribunal a finalement relaxé onze des treize prévenus, déclarés non coupables des faits qui leur étaient reprochés.
En revanche, Alhassane Diallo et Ibrahima Kéïta ont été reconnus coupables du délit de traite d’êtres humains.
Statuant publiquement, contradictoirement, en matière correctionnelle et en premier ressort, le tribunal a condamné Alhassane Diallo à trois ans d’emprisonnement, dont 24 mois assortis du sursis simple.
Ibrahima Kéïta a, pour sa part, écopé de trois ans d’emprisonnement, dont 32 mois assortis du sursis simple. Les frais de justice ont été mis à la charge des deux condamnés.
Au-delà du verdict, cette affaire remet au premier plan la question de la vigilance face aux réseaux susceptibles d’exploiter la vulnérabilité de certaines personnes, notamment à travers de fausses promesses d’emploi. Le parquet appelle ainsi à davantage de prudence et de sensibilisation des populations afin de prévenir de telles pratiques.
Alphonse Philippe TRAORÉ Correspondant Regional Africaturemedia.com
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