À 70 ans, cet homme paralysé des membres inférieurs survit grâce à la générosité des prêtres et des fidèles de la cathédrale Notre-Dame du Rosaire de Guéckédou. Malgré ses conditions de vie précaires, il continue de fabriquer des cages à poulets en roseaux pour subvenir à ses besoins. Aujourd’hui, il sollicite le soutien des autorités et des personnes de bonne volonté pour retrouver un peu de dignité et vivre dans de meilleures conditions.
À la cathédrale Notre-Dame du Rosaire de Guéckédou, derrière les murs de ce lieu de prière et de recueillement, se trouve une histoire de courage, de foi et de vulnérabilité qui mérite d’être connue. Celle de Fara André Teliano, un homme dont le quotidien est marqué par les difficultés liées à son handicap, mais qui s’accroche à la vie grâce à un travail artisanal et à la solidarité de son entourage.
Né en 1956 à Siemboulenin, un village situé à proximité de Kouakoro, dans le secteur relevant de la Sous-préfecture de Temessadou Djigbo, Fara André Teliano vit depuis de nombreuses années avec une paralysie des membres inférieurs. Privé de l’usage de ses jambes, il se déplace en rampant sur le sol, exposé aux intempéries pendant la saison des pluies et à la poussière lorsque le temps est sec.
C’est dans l’enceinte de la Cathédrale Notre-Dame du Rosaire qu’il a trouvé un cadre de vie, grâce à la bienveillance des prêtres et des fidèles catholiques qui lui apportent, selon leurs possibilités, un soutien essentiel à sa survie.
Un artisan courageux malgré les épreuves

Loin de se résigner totalement à sa situation, Fara André Teliano tente de gagner sa vie par ses propres moyens. Installé dans un coin de la cour de la cathédrale, il consacre une grande partie de ses journées au travail des roseaux, qu’il transforme patiemment en cages destinées à l’élevage des poulets.
Ces objets artisanaux, qu’il confectionne avec les moyens rudimentaires dont il dispose, sont ensuite proposés à la vente. Les revenus qu’il en tire demeurent modestes, mais représentent pour lui une source de subsistance, en complément des aumônes reçues.
Ce savoir-faire, qu’il exerce depuis sa jeunesse, témoigne de sa volonté de ne pas dépendre exclusivement de la charité. Malgré les limites physiques auxquelles il est confronté et l’âge qui avance, il continue de travailler pour satisfaire, autant que possible, ses besoins les plus élémentaires.
Célibataire et sans épouse pour partager son quotidien, Fara André Teliano demeure particulièrement exposé aux difficultés de la vie. Se nourrir, disposer de vêtements convenables et bénéficier d’un environnement adapté à son handicap constituent des préoccupations permanentes.
Un appel à la solidarité nationale en faveur de Fara André.

Aujourd’hui, le poids des années et la précarité de ses conditions d’existence rendent son quotidien encore plus difficile. Face à cette réalité, Fara André Teliano lance un appel à l’aide au président de la République, Mamadi Doumbouya, ainsi qu’aux autorités administratives, aux personnes de bonne volonté, aux organisations humanitaires et à toutes les âmes généreuses.
Son souhait est de bénéficier d’un accompagnement concret qui lui permettrait d’améliorer ses conditions de vie : une aide alimentaire régulière, des vêtements, un soutien matériel et financier, ainsi qu’un aménagement ou un logement adapté à sa mobilité réduite.
Au-delà de l’assistance ponctuelle, une prise en charge durable pourrait lui offrir davantage de sécurité et de confort, tout en valorisant son savoir-faire artisanal. Un appui à son activité de fabrication de cages à poulets pourrait également contribuer à renforcer son autonomie.
Son histoire interpelle sur la nécessité de porter une attention particulière aux personnes vivant avec un handicap, notamment celles qui, faute de ressources suffisantes, peinent à satisfaire leurs besoins quotidiens.
Un geste peut changer son quotidien.
À travers le parcours de Fara André Teliano, c’est la question de la solidarité envers les personnes vulnérables qui se pose avec acuité. Son courage et sa foi méritent d’être accompagnés par des gestes concrets, à la hauteur des difficultés qu’il endure.
Les autorités, les associations caritatives, les responsables religieux, les opérateurs économiques, les ressortissants de Guéckédou et les citoyens solidaires sont ainsi invités à s’intéresser à sa situation et à envisager des actions susceptibles de lui apporter un soulagement durable.
Car derrière cet homme qui rampe sur le sol pour se déplacer et travaille chaque jour avec des roseaux se trouve une personne qui aspire, comme chacun, à vivre dans la dignité.
Aider Fara André Teliano, ce n’est pas seulement lui donner de quoi survivre : c’est aussi lui témoigner que sa vie compte et que sa vulnérabilité ne doit pas le condamner à l’oubli.
SAA Edouard TINGUIANO
Gueckedou, pour Africaturemedia.com
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