Les sept élèves de Kindia poursuivis dans une affaire de fraude aux examens ont retrouvé la liberté ce lundi, après avoir passé une vingtaine de jours en détention. La décision a été rendue par la Cour d’appel de Conakry, qui a réexaminé leur dossier.
Les personnes concernées sont Moussa Camara, Thierno Hamidou Barry, Fanta Cissé, Ibrahima Diogo Diallo, Bintou Kaba et Kadiatou Barry. Mamadou Djouma Bah, également poursuivi dans cette affaire, est décédé en détention des suites d’une maladie avant l’issue de la procédure.
Si la juridiction d’appel a maintenu la déclaration de culpabilité des prévenus, elle a en revanche modifié la sanction prononcée en première instance. La peine privative de liberté a été annulée au profit d’une amende de 300 000 francs guinéens pour chacun des élèves, accompagnée d’une décision de remise en liberté immédiate.
Au cours de l’audience, le ministère public a soutenu que les prévenus, tous sans antécédents judiciaires, n’auraient pas dû être incarcérés. Le parquet a rappelé que son recours ne contestait pas leur culpabilité, mais visait uniquement la régularité de la peine appliquée.
Selon le ministère public, les élèves avaient comparu libres devant le tribunal de première instance de Kindia et leur condamnation à un mois d’emprisonnement ne justifiait pas leur placement sous mandat de dépôt. Le parquet a fait valoir qu’une telle mesure ne pouvait être envisagée que dans le cas d’une condamnation d’au moins six mois de prison.
Cette affaire a profondément marqué l’opinion publique guinéenne, notamment après le décès en détention de Mamadou Djouma Bah. Sa disparition a suscité une vive indignation et relancé les débats sur les conditions de détention ainsi que sur le traitement judiciaire réservé aux élèves impliqués dans cette procédure.
Tima Fatou,
Conakry, pour Africaturemedia.com
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