L’ethnocentrisme est un mot lourd, souvent prononcé à la légère, alors qu’il porte en lui des réalités qui fragilisent le vivre-ensemble. Derrière ce terme se cachent les divisions, les préjugés et parfois le rejet de l’autre sur la base de son origine.
L’Afrique est une grande famille. Certes, les frontières nous ont séparés en plusieurs pays, dessinant des limites géographiques et administratives. Mais elles n’ont jamais pu effacer ce qui nous lie profondément : nos cultures entremêlées, nos traditions, nos valeurs, nos identités et notre histoire commune.
En Guinée, entendre des discours empreints d’ethnocentrisme est toujours douloureux. Un Guinéen ne devrait pas s’installer devant une caméra ou sur une plateforme publique pour insulter une ethnie ou attiser la haine. Insulter une ethnie, c’est blesser une partie de notre propre nation. Rabaisser une communauté, c’est affaiblir l’unité dont nous avons tant besoin.
Nos aînés nous ont transmis des valeurs de solidarité, de respect et de fraternité. Cet héritage ne doit pas disparaître. Préservons cet esprit d’amour et de cohésion qui a longtemps caractérisé notre société.
Chers Guinéens, apprenons à nous aimer au-delà de nos différences. C’est uniquement dans l’unité, le respect mutuel et l’amour de la patrie que nous pourrons avancer ensemble et construire une Guinée plus forte. Car aucun pays ne se développe durablement dans la division ; seuls l’amour, la paix et la solidarité peuvent faire grandir une nation.

Sirani DIABATE










