L’émotion était particulièrement vive, ce mardi 29 septembre 2026, à Guéckédou, où parents, collègues, amis et connaissances ont accompagné Mme Elisabeth OUENDENO à sa dernière demeure. Décédée le 24 septembre à Tunis, la Sage-femme maîtresse a été inhumée après plusieurs étapes de recueillement et d’hommage consacrées à sa mémoire.

La dépouille de la défunte avait été accueillie à son domicile le dimanche 27 septembre, aux environs de 19 heures, devant une foule profondément émue. À l’arrivée du cortège funèbre, les pleurs et la consternation témoignaient de la douleur d’une famille désormais confrontée à l’absence définitive de l’une des leurs.
Cette première veillée à domicile a été suivie, le lundi soir, d’une veillée de prière, au cours de laquelle parents, proches et membres de la communauté se sont réunis pour prier pour le repos de son âme et soutenir la famille dans cette épreuve.
De nombreux témoignages à la cathédrale.

Hier, mardi 29 septembre, Elisabeth OUENDENO a regagné sa dernière demeure après la messe d’inhumation célébrée à la cCathédrale Notre-Dame-du-Rosaire de Guéckédou.
L’office religieux a constitué l’un des temps forts de ces cérémonies funèbres. Dans une Cathédrale marquée par le recueillement, plusieurs témoignages ont permis de revenir sur la personnalité, le parcours familial, humain et professionnel de la défunte.

À travers ces témoignages, c’est le portrait d’une femme engagée, disponible et profondément attachée à son métier qui s’est progressivement dessiné.
Née en 1963 à Kolodou, dans la sous-préfecture de Banama, à Kissidougou, Elisabeth OUENDENO avait consacré une grande partie de sa vie au secteur de la santé. Sage-femme maîtresse au Centre de Santé de Kango, dans la commune urbaine de Guéckédou, elle avait fait de l’accompagnement des femmes et de la naissance le cœur de son engagement professionnel.
Au fil des années, elle aura accompagné de nombreuses familles dans des moments parmi les plus importants de leur existence. Son parcours professionnel a ainsi été marqué par des naissances, des moments de joie, mais également par les situations difficiles auxquelles sont régulièrement confrontés les personnels de santé.
Une famille mobilisée jusqu’au dernier espoir.

Au-delà de son parcours professionnel, les témoignages ont également rappelé la place qu’Elisabeth occupait au sein de sa famille.
Épouse de M. Charles Morel KAMANO, fonctionnaire d’État à la retraite, elle était mère de six enfants, dont quatre sont aujourd’hui en vie : Léon Tamba, Marie Anne, René et Jeannette Finda.
Face à la dégradation de son état de santé, la famille s’était mobilisée pour lui permettre d’accéder aux soins nécessaires. De Conakry jusqu’à son évacuation médicale à Tunis, son époux, ses enfants, ses frères et ses sœurs ont accompagné son parcours avec l’espoir de la voir revenir auprès des siens.
Dans cette épreuve, l’État guinéen a également apporté son concours à sa prise en charge médicale. A travers le dispositif destiné aux fonctionnaires malades, avec une couverture annoncée à hauteur de 80 %, le gouvernement guinéen a dû assurer les 100% des frais médicaux, estimés à plus de 250 millions de francs guinéens.
Les soins ont été engagés, les moyens mobilisés et tout a été entrepris pour tenter de préserver sa vie.
Mais, dans la nuit du 24 septembre 2026, à la Clinique cardiovasculaire de Tunis, Elisabeth OUENDENO s’est éteinte.

De Tunis à Guéckédou, le dernier retour de la Maman Elisabeth
Quelques jours après son décès, son corps a été rapatrié en Guinée avant de rejoindre Guéckédou. Son arrivée au domicile familial a marqué le début des derniers hommages. Une foule nombreuse s’était rassemblée pour accueillir la dépouille. Dans les rangs, les larmes et la consternation traduisaient la profondeur de la perte. Le lendemain soir, une veillée de prière a permis à la famille, aux proches et aux fidèles de poursuivre le recueillement.
Puis, mardi, après la messe célébrée à la Cathédrale Notre-Dame-du-Rosaire, le cortège funèbre a pris la direction du cimetière catholique de Guéckédou. C’est là que la famille, les collègues, les amis et les connaissances ont dû faire leurs adieux à celle qui fut épouse, mère, professionnelle de santé et membre engagée de la communauté.
Une vie désormais inscrite dans la mémoire

Au moment où la terre s’est refermée sur sa dépouille, une page s’est tournée pour la famille OUENDENO-KAMANO.
Mais les témoignages recueillis au cours des cérémonies auront permis de rappeler que la disparition physique ne suffit pas à effacer une vie construite autour de la famille, du travail et du service des autres.
Pour les chrétiens présents, cette séparation douloureuse demeure accompagnée par l’espérance de la résurrection en Jésus-Christ.
Elisabeth OUENDENO s’en est donc allée, mais son souvenir demeure dans sa famille, auprès de ses collègues, de ses amis et de toutes les personnes qui ont croisé son chemin.
À son époux, à ses enfants, à ses frères et sœurs, à sa famille élargie ainsi qu’à l’ensemble de ses collègues et proches, Africature Média.com adresse ses sincères condoléances.
Que Dieu console les cœurs éprouvés, accorde à Elisabeth OUENDENO le repos éternel et fasse briller sur elle sa lumière.

Repose en paix, Mme Elisabeth OUENDENO.
SAA Edouard TINGUIANO
Gueckedou, pour Africaturemedia.com
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