Après plusieurs jours marqués par la désolation, l’inquiétude et d’importantes pertes matérielles consécutives à l’incendie qui a ravagé une partie du Grand Marché de N’Zérékoré, l’heure est désormais à la reprise des activités commerciales. Dans les secteurs épargnés par les flammes, les commerçants rouvrent progressivement leurs boutiques sous le regard attentif des autorités administratives et des acteurs du commerce.
Cette reprise, très attendue par les commerçants comme par les consommateurs, symbolise à la fois la résilience des victimes et la volonté des autorités de relancer la vie économique dans la capitale de la région forestière.

Interrogé par notre correspondant basé à N’Zérékoré, M. Barry Alhassane, commerçant, a salué la décision de rouvrir les espaces non touchés par le sinistre tout en appelant à un soutien accru en faveur des victimes.
« Je n’ai pas été directement touché par l’incendie, mais nous sommes tous affectés, car les victimes sont nos amis, nos parents et nos clients. La décision annoncée par la ministre de reprendre les activités est une bonne nouvelle pour ceux dont les magasins n’ont pas été incendiés. Les autorités ont entendu l’appel de la population. Cependant, je demande qu’une assistance soit apportée aux sinistrés. Certains ont perdu tous leurs biens, leur argent et leurs marchandises. Les pertes sont énormes », a-t-il déclaré.
Même son de cloche chez M. Diallo, dont le commerce a été entièrement détruit par les flammes.
« Je n’ai aucun endroit où entreposer mes marchandises ni où poursuivre mes activités. Je lance un appel aux ONG, au gouvernement guinéen et aux personnes de bonne volonté afin qu’ils nous viennent en aide. Tout est parti en fumée. De nombreuses personnes vivaient de leurs activités au marché pour nourrir leurs familles. Aujourd’hui, nous avons tout perdu. L’État doit nous soutenir, sinon notre situation deviendra très difficile », a-t-il confié.
Malgré la reprise observée dans certaines zones du marché, de nombreux commerçants restent dans l’incapacité de relancer leurs activités en raison de la destruction totale de leurs boutiques. La reconstruction et l’accompagnement des sinistrés demeurent ainsi des défis majeurs pour les autorités et les partenaires de développement.
𝐀𝐥𝐩𝐡𝐨𝐧𝐬𝐞 𝐏𝐡𝐢𝐥𝐢𝐩𝐩𝐞 𝐓𝐑𝐀𝐎𝐑𝐄
𝑵’𝒛𝒆́𝒓𝒆́𝒌𝒐𝒓𝒆́, 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝑨𝒇𝒓𝒊𝒄𝒂𝒕𝒖𝒓𝒆𝒎𝒆𝒅𝒊𝒂.𝒄𝒐𝒎















