Club historique de la région forestière, le Diani Athlétic Club (Diani AC) traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire. Relégué en National 2 après un échec lors des barrages d’accession, le club fait face à de nombreux défis, notamment le manque de moyens financiers, l’absence d’infrastructures adaptées et le déficit d’accompagnement des autorités locales. Les responsables du club lancent un appel urgent à la mobilisation.
Une relégation qui fragilise davantage le club
Autrefois référence du football à Nzérékoré, le Diani AC peine aujourd’hui à retrouver son lustre d’antan. Le club, qui faisait autrefois la fierté des supporters de la région, évolue désormais en National 2, loin de l’élite du football guinéen.

Interrogé par Africaturemedia.com, le président du District spécialisé de football de Nzérékoré, Karamo Karil Cissé, revient sur les circonstances ayant conduit à cette situation.
« Aujourd’hui, le Diani AC n’évolue ni en Ligue 1, ni en Ligue 2, ni en National 1. Nous sommes en National 2 après notre échec lors du tournoi de montée organisé à Kankan au début de l’année 2026. Les équipes qui ont remporté cette compétition ont obtenu leur accession à notre place. Nous attendons désormais la prochaine programmation de la Fédération guinéenne de football afin de tenter de retrouver le National 1. En attendant, nous poursuivons la préparation de l’équipe. »
Le manque de financement, principal obstacle
Pour le président du District, les difficultés du Diani AC trouvent essentiellement leur origine dans l’absence de ressources financières.
« Le football moderne nécessite d’importants moyens financiers. Malheureusement, le Diani AC, qui est un club préfectoral, ne bénéficie d’aucune ligne budgétaire, ni de la préfecture, ni de la commune. Nous survivons grâce aux modestes subventions de la Fédération guinéenne de football et au soutien de quelques bonnes volontés, notamment Germain Tavaguez Kolié ainsi que l’ancien président du District, aujourd’hui président de la Ligue régionale de football. Pour le reste, je contribue moi-même au fonctionnement du club avec mes propres ressources et mon salaire. »
Selon lui, cette précarité financière explique en grande partie les difficultés sportives rencontrées par l’équipe ces dernières saisons.
Des infrastructures inadaptées aux exigences de la compétition
Au-delà du financement, Karamo Karil Cissé souligne également les insuffisances des infrastructures sportives.
« Le problème ne vient pas des entraîneurs. Chaque technicien possède sa propre méthode de travail. Nos difficultés sont avant tout financières et liées aux infrastructures. Les compétitions de haut niveau se jouent sur des pelouses synthétiques, alors que nos joueurs s’entraînent sur des terrains qui ne répondent pas à ces normes. Cette réalité constitue un handicap important. »
L’entraîneur déplore le manque de moyens
L’entraîneur du Diani AC, Aboubacar Sidiki Camara, partage le même constat. Il affirme ne pas connaître les raisons administratives ayant conduit à la relégation du club en National 2.
« Avant notre départ de Kankan, l’équipe était maintenue. Ce n’est qu’après notre retour à Nzérékoré que j’ai appris la relégation du club. Les responsables sont les mieux placés pour expliquer cette décision. Aujourd’hui, notre principal problème reste le manque de moyens. Nous ne disposons pas de suffisamment de temps pour préparer l’équipe dans de bonnes conditions. Imaginez qu’un club comme le Diani AC ne possède que six ballons pour ses séances d’entraînement. C’est insuffisant pour espérer rivaliser avec les autres équipes. Pourtant, Nzérékoré compte de très bons entraîneurs. Sans financement ni accompagnement, il est difficile d’obtenir des résultats. »
Un appel à la mobilisation pour sauver le Diani AC
Face à cette situation préoccupante, les dirigeants du club lancent un appel aux autorités administratives, aux partenaires économiques, aux anciens joueurs, aux amoureux du football ainsi qu’aux fils et filles de Nzérékoré.
Pour eux, le Diani AC représente bien plus qu’un simple club de football : il constitue un patrimoine sportif de toute la région. Sa relance passe nécessairement par un accompagnement financier durable, de meilleures infrastructures et une implication collective afin de permettre au club de retrouver sa place parmi les grandes équipes du football guinéen.
𝐀𝐥𝐩𝐡𝐨𝐧𝐬𝐞 𝐏𝐡𝐢𝐥𝐢𝐩𝐩𝐞 𝐓𝐑𝐀𝐎𝐑𝐄
N’zérékoré, pour Africaturemedia.com
(+𝟐𝟐𝟒) 𝟔𝟐𝟏 𝟐𝟓 𝟎𝟖 𝟓𝟎
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