La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a lancé une enquête d’envergure sur le Fichier unique de gestion administrative et de la solde (FUGAS), soupçonné d’abriter plusieurs irrégularités dans la gestion des agents publics. Corruption, agents fictifs, détournements présumés et anomalies dans le système de paie figurent au cœur des investigations menées par une équipe mixte d’enquêteurs spécialisés.
Conackry- La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a annoncé l’ouverture d’une vaste enquête autour du Fichier unique de gestion administrative et de la solde (FUGAS), principal système de gestion et de paiement des agents publics.
Selon le parquet spécial, les investigations portent sur de présumés faits de corruption, d’enrichissement illicite, de falsification de documents administratifs, ainsi que sur de possibles opérations de détournement et de blanchiment de fonds.

Pour mener cette opération, une équipe mixte composée d’enquêteurs de la gendarmerie, de la police et de services spécialisés dans la lutte contre la corruption a été mobilisée. Les autorités entendent vérifier la conformité des données administratives avec la réalité sur le terrain : identité des agents, authenticité des diplômes, présence effective au poste et régularité des salaires.
L’enquête pourrait notamment révéler l’existence d’agents fictifs, de fonctionnaires décédés ou radiés continuant à percevoir une rémunération, ainsi que de salariés installés à l’étranger mais toujours payés par l’État.
Au-delà des bénéficiaires présumés, les investigations pourraient également viser des responsables administratifs impliqués dans la gestion et la validation des données de la solde. Le parquet spécial affirme toutefois que la procédure sera menée dans le strict respect des règles judiciaires, notamment la présomption d’innocence et la confidentialité des enquêtes.
Sirani DIABATE
Conakry, pour Africaturemedia.com











